{Confession} – J’ai été agressée sexuellement et aujourd’hui je vis un enfer (par Maeva)


Aujourd’hui, la triste confession de Maeva qui a été agressée sexuellement, il y a plusieurs années et qui en garde encore de lourdes séquelles. 


D’ailleurs, le saviez-vous, près de 90 % des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police et parmi les agressé(e)s, 20 % sont âgé(e)s de moins de 18 ans. De plus, dans 80 % des cas, l’agresseur est connu de la victime. Des chiffres tristes qui ne cessent d’augmenter. Aussi difficile que cela puisse être, il faut dénoncer l’acte et briser le silence. Ne pensez pas que cela ne servira à rien, bien au contraire…et cela peut épargner bien d’autres victimes et de vies gâchées.

Aujourd’hui j’ai 24 ans, il y’a 8 ans j’ai vécu l’enfer…j’ai été agressée sexuellement .  J’étais en internat à 191km de chez mes parents. Un jour je suis tombée malade, je me suis rendu à l’infirmerie du lycée, l’infirmière m’avait donc pris la température… J’avais 41 de fièvre et je ne pouvais donc pas rester au lycée. Le temps que ma mère vienne me chercher je devais attendre dans le “dortoir” (les dortoirs ne sont pas mixte ) de l’infirmerie. Au bout d’une 1h d’attente, deux élèves de ma classe ont décidé de me rendre visite. 
Si j’avais su … L’un deux qui se nomme E. s’est approché de moi et m’a demandé ce que j’avais. Je lui est donc expliquer que je ne savais pas exactement mais que je me sentais pas bien et que je souhaitais être seul. À ce moment là, il s’est approché de moi et l’autre élève S. lui surveillait la porte au cas où quelqu’un arriverait. E. est venu prés de moi et ma demander de le “branler”, ce que j’ai refusé mais vu qu’il n’étais pas satisfait il ma demandé une fellation, ce que j’ai également refusé mais il me l’as mis dans la bouche, je n’avais pas la force de me débattre, il est donc parti satisfait. 
Je n’ai rien dit mais un an après, j’ai décidé d’en parler autour de moi. D’abord à ma meilleure amie qui était dans le même internant que moi mais malheureusement, ça a fini par s’ébruiter et le bruit courrait dans le lycée que je l’ai “chauffé”. Puis un jour, j’ai décidé d’en parler à mes parents qui eux ont tout de suite décidé d’aller à la gendarmerie afin que je porte plainte. 
E. était déjà connu par les gendarmes pour d’autre faits et stupeur, quand je leur ai raconté mon enfer, ils m’ont répondu qu’à 16 ans, on se “découvre” et peut être qu’il voulait juste sortir avec toi, pas forcément me faire du mal. Ils ont même sous-entendu si je ne lui avais pas fait du rentre-dedans. J’étais dépitais en pleurs devant ses gendarmes qui me rejetaient toute la faute. Il m’ont bien sûr demandé pourquoi je n’ai pas crié mais comme je leur ai expliqué, j’avais 41 de fièvre et je ne pouvais pas bouger ni crier,  je n’en avais pas de force. 
Cette plainte n’a mené à rien et je devais donc poursuivre mes études tout en le croisant chaque jour. Un professeur qui ne m’appréciais pas a même eu la bonne idée de me mettre en binôme avec lui pour un travail en groupe, je vous laisse imaginer mon cauchemar. Aujourd’hui je ne pas vivre une relation de couple correctement, si je fait une fellation je ferme obligatoirement les yeux et je le vois lui E. J’ai l’impression de vivre encore et encore cette agression et ma vie de couple s’en ressent grandement. Avez-vous des conseils pour que je traverse cette mauvaise passe qui me ronge depuis 8 ans. Maeva”

NB : Vous pouvez (re)lire toutes les anciennes confessions ici et faire comme Maeva en m’envoyant votre témoignage – peu importe le thème – via mail (beautylicieuse@hotmail.fr). Bien sûr cela reste anonyme (avec pseudo au choix)


Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Discutons ensemble  ↓

Laisser un commentaire

13 réponses

  1. Salut Maeva, il est très important de se confier et ton histoire est, je dois le dire, très bouleversante ! Ce sont des agressions qui arrivent TROP et trop souvent les personnes agressées n'ont pas le soutien qu'il leur faudrait. C'EST JUSTE HORRIBLE ce que ces gars-la t'ont fait subir. Que justice soit faite !!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Les propos de ces gendarmes sont révoltants , ils pensent comme des hommes des cavernes. Ils devraient savoir que quand une femme dit NON, c'est non, Donc, il y a bien eu viol !!!!! Courage Maeva , il faut absolument te faire aider car tu es une victime

  3. Je tiens a réagir sur le témoignage de Maeva au sujet du viol qu'elle a subi…C'est un acte horrible, et la reconstruction physique et psychique est très difficile, parfois elle nécessite de voir un psychologue car le travail ne peut se faire par soi même…Comment je le sais?

    Car j'ai été victime d'attouchements sexuels lors de ma jeunesse…Ce n'est pas aller jusqu'au viol mais je ne m'en suis jamais remise entièrement, et je me suis dit que j'avais forcément dû faire quelque chose pour le provoquer, mon agresseur…

    Mon père, ma petite sœur et moi, étions invités chez un ami de mon père pour manger le midi…Je devais avoir entre 15 et 17 ans à l'époque, mon corps de femme commençait a se former, je me sentais mal a l'aise donc je le cachais sous de large tee shirt, ne mettait jamais de jupe ou de short, je ne voulais pas attirer les regards…
    Pendant que les adultes discutaient en bas dans la cour, ma sœur, la fille de ce Monsieur et moi sommes aller a l'intérieur pour jouer a cache cache…C'était moi qui comptait pendant que les filles se cachaient…Lorsque j'ai eu fini de compter, je me suis retourné et me suis retrouvé dans les bras de mon agresseur, il attendait la que je termine de compter et je n'ai rien senti…Il a commencé a me toucher par dessus les vêtements puis a essayé de passer ses mains sous mon tee shirt, je me débattais, les larmes coulaient, ne sachant quoi faire je l'ai mordu, et me suis échappé. J'ai croisé sa fille et ma sœur qui m'ont vu pleurer et leur ai demandé de redescendre avec moi, je ne voulais pas qu'il puisse leur faire pareil…

    Je suis redescendu auprès de mon père, et lui ai demandé de partir mais il ne voulait pas, je n'ai rien osé dire je me suis assise a côté de mon père et je n'ai plus bougé jusqu'à que l'on parte…Ma sœur et sa fille aussi…J'ai gardé cela secret pendant longtemps, j'avais honte qu'on pense que j'ai pu le provoquer…Mais un jour, en allant dans un supermarché connu, je l'ai vu là, devant l'entrée qui distribuer des journaux "Sans abris"…Je n'ai pu entrer dans le magasin et suis rentré en pleurant…J'ai alors pris le courage de tout expliquer a mon père, qui a su trouver les mots pour me dire que ce n'était en rien ma faute, que c'est un crime horrible de toucher un enfant ou un adulte de cette manière…Et que malgré que ce soit difficile il faut le dénoncer…

    Quelques semaines plus tard, cette homme n'était plus devant le supermarché, j'ai demandé a mon père s'il avait des nouvelles…Il m'a dit qu'il est en prison pour attouchements sexuels sur sa fille depuis des années et que mon père n'en savait rien…Je ne saurai sans doute jamais qui l'a dénoncé ce pourri, mais sa femme et sa fille ont témoigné contre lui et je ne l'ai jamais plus revu…

    Encore aujourd'hui, en parler est difficile, mais nécessaire car une victime n'est jamais fautive de ce que ce genre de malade peuvent faire…Et ce n'est pas parce qu'on ne se défend pas qu'on est d'accord avec les actes commis…L'agresseur joue de votre fragilité, faiblesse…

    Bravo a toi Maeva, en parler est le premier pas vers la guérisson, ce n'est pas TA faute…Prends le temps de te reconstruire !

  4. Ce témoignage me touche énormément, il y a 12 ans je me suis faite violée par un inconnu pres de chez moi en rentrant du collège, j avais 14 ans, j ai hurlé pleuré mais personnes n est venu a mon aide, il m'arrive encore en fermant les yeux de revoir cette scène , d etre traîné de force dans le local a poubelle de sentir son odeur son souffle dans mon cou sa voix. Je n ai rien dis j avais honte. J ai fais une dépression je me suis mutilés et puis 1 an et demi après j ai rencontré un garçon bien de mon âge. Il a senti ma détresse m a apprivoisé pour certaines choses il lui a fallu des années pour je ne mette pas a pleurer ou hurler lors de certains geste certaines paroles. Il a su être patient et me faire comprendre que ce n etait pas ma faute et que lui n était pas l autre. Cela fait bientôt 11 ans que je suis avec lui, nous sommes mariés, nous avons 2 magnifique enfants ensemble. Ce que l autre m a fait je ne l oublierais jamais mais j ai ma revanche sur lui sur la vie. Je suis épanouie dans ma vie, dans mon couple mais aussi sexuellement . Il ne me hante plus pendant l acte. Je peux juste te dire de prendre le temps de te reconstruire et si un homme bien veux t aider laisse le faire, laisse le t apprivoiser . Ce moment ferras parti de ta vie a jamais mais ne doit pas t empêcher de vivre et d être heureuse.
    Courage a toi

  5. Gui8gui je suis Maeva … A l'époque ils me trouvais pas assez mature pour allez au tribunal que je n'avais pas de preuves… Et puis comme écrit dans ma confession se serait de ma faute en gros

  6. Je te souhaite bon courage Maeva,
    je n'ose a peine imaginer ce que tu as vécu et ce que tu vis actuellement
    J'ai vu que quelque personnes ton parlé d'association, vas y n'hésite pas elles sont faites pour ca
    j'en perds mes mots……

Mes recommandations
Défiler vers le haut